Archives du site Le Grand Meaulnes

 

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La remise du Prix Alain-Fournier 2007 :

Le samedi 19 mai, le Prix Alain-Fournier, décerné depuis 1986 par la
Ville de Saint-Amand-Montrond, a été remis à
Laurence TARDIEU pour son troisième roman "Puisque rien ne dure"
(Stock, 2006).

Le Prix  Alain-Fournier a été fondé en 1986 : Précédents lauréats 

 

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LES ACTES DU COLLOQUE

organisé à Bourges les 24 et 25 mars 2006

sur le thème « AMITIÉ ET CRÉATION LITTÉRAIRE »

SERONT PUBLIES IN JANVIER 2007

DANS LE "BULLETIN DES AMIS DE JACQUES RIVIÈRE ET D'ALAIN-FOURNIER".

 

On peut y souscrire  (au prix de 21 EUR),

ou, pour les membres de l’AJRAF,

commander des exemplaires supplémentaires

auprès du secrétaire de l'Association :

 

Michel BARANGER

21, allée Père Julien Dhuit 75020 PARIS

Tél. 01 43 66 79 72

Courriel : michelbaranger@free.fr

 

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Dévoilement de la plaque en l'honneur d'Alain-Fournier, Rue Cassini

Le 21 Novembre 2006 , Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la culture, Pierre Castagnou , Maire du 14ème arrondissement,  et Michel Autrand, Président de l'Association des amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier ont dévoilé la plaque en l'honneur d'Alain-Fournier , 2 Rue Cassini, Paris 14ème. C'est là qu'il écrivit "Le Grand Meaulnes" .  

 


Pierre Castagnou , Maire du 14ème arrondissement

 

Discours de Pierre Castagnou

Maire du 14e arrondissement de Paris

 

Si nous sommes réunis aujourd’hui, devant cet immeuble du 2 rue Cassini, c’est pour rendre hommage, cent vingt ans après sa naissance, à l’auteur du Grand Meaulnes, Henri Alban Fournier, connu sous le nom d’Alain-Fournier.

Je tiens, à cette occasion, à remercier l’Association des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier et le descendant de ces deux écrivains – né lui-même dans la maternité toute proche – pour avoir pris l’initiative d’organiser, avec la Ville de Paris, cette cérémonie.

Une école maternelle, une école élémentaire et un square du 14e arrondissement portent déjà le nom d’Alain-Fournier, mais il manquait une plaque commémorative, manque qui sera comblé dans quelques instants.

En effet, la pose de cette plaque sur cet immeuble où il vécut pendant plus de quatre ans, immeuble qu’il avait choisi, s’imposait ; c’est ici qu’il écrivit, de 1910 à 1913, son unique roman, Le Grand Meaulnes. Dans ce roman, largement autobiographique, il transpose ses souvenirs d’enfance berrichonne et sa rencontre à Paris avec une belle jeune fille, Yvonne de Quiévrecourt, qui allait le hanter durant les neuf dernières années de sa courte existence.

Bon nombre de jeunes d’hier, d’aujourd’hui, comme de demain, auront ouvert ce livre, étudié en classe certains passages et se seront familiarisés avec plusieurs de ses personnages. Ce roman auquel il manquera une voix pour obtenir le prix Goncourt, rencontra et rencontre toujours, année après année, un grand succès que l’auteur n’aura guère eu, hélas ! le temps de connaître.

Il y a quelques jours, à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, nous étions réunis, près de la Mairie du 14e pour rendre hommage à tous les hommes de sa génération morts pour la France. Nombreux furent les écrivains, fauchés à la fleur de l’âge sur les champs de bataille, à l’image de Charles Péguy ou de Louis Pergaud qui, lui aussi habita notre arrondissement. Le lieutenant Fournier fut un de ceux qui tombèrent dès les premières semaines du conflit, le 22 septembre 1914, au sud de Verdun.

Quatre-vingt-douze ans après sa tragique disparition sur les Hauts-de-Meuse, il fait partie de notre Panthéon des Lettres, parmi les écrivains les plus brillants, les plus prometteurs de sa génération.

 

 

 

Michel Autrand, Président de l'Association des Amis de Jacques RIVIERE et d'ALAIN-FOURNIER

 

Discours de Michel Autrand

Président de l’Association des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier

 

Devant cette plaque qui va être dévoilée, nous sommes les premiers témoins de l’hommage officiel rendu par la Ville de Paris à l’auteur du Grand Meaulnes. Au nom de l’Association des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier, je dis notre joie que soit ainsi reconnu, au moment où ce roman vient de donner naissance à un second film, le caractère fervent et continu des passions que l’aventure de Meaulnes n’a cessé de susciter depuis la parution du livre.

            2, rue Cassini, au quatrième étage, dans un immeuble neuf, c’est là que, le 26 mars 1910, se sont installés M. et Mme Fournier, instituteurs de la Ville de Paris, avec leur fils Henri qui va bientôt se faire connaître sous le pseudonyme d’Alain-Fournier en publiant son premier roman.

            « C’est dans ce coin provincial de la rue Cassini », racontera plus tard sa soeur Isabelle, « dans ces pièces toutes sages qu’il laissera longtemps baignées de sa lumière, parmi beaucoup de peines secrètes, de doux flocons de joie, et bientôt de grands drames silencieux, qu’il vivra les quatre dernières années de son passage ne ce monde. C’est là que pendant toute la guerre, ardemment, sombrement, désespérément, on refusera de croire à sa mort. »

            En arrivant dans son nouvel appartement, ce qui frappe Henri, c’est la présence, la compagnie de la nature, des arbres. Il le dit à Jacques Rivière, son ami et beau-frère : « J’ai essayé de t’écrire hier. Mais au bout de deux minutes, ma tête était comme un moteur qui « chauffe » et tourne à vide (…) Je pense que l’air d’ici va me sauver. Cet air, le matin, on dirait qu’il a passé la rivière, au-dessus des peupliers pour venir nous rejoindre. Il force à se lever tôt. D’ailleurs je vais probablement me remettre à faire du cheval. Je choisirai les leçons de bon matin. » Décidément la rue Cassini lui était bénéfique : « De temps à autre, en t’écrivant, je sors à la fenêtre, sur le balcon et le vent mouillé s’appuie contre tout mon visage. (…) Je suis seul à la hauteur des toits, comme quelqu’un qui regarde tout sans être vu, et qui se réjouit. »

Le 11 août 1910, précisément, son bonheur ne connaît pas de borne : de sa fenêtre de la rue Cassini, il aperçoit dans le ciel un avion : « Samedi dernier à sept heures et demie une clameur terrible – faite d’acclamations – est montée de la rue (…) Un monoplan, en plein ciel, au-dessus de nous passait. Pour la seconde fois j’ai regardé cela au-dessus de Paris, avec une émotion sans mots. (…) Quelque chose qui monte du fond de la poitrine et qui n’a pas de nom. On crie : « un homme qui vole ! » et voilà tout. (…) Ce soir-là et le lendemain, Paris a vécu avec une fièvre admirable – une angoisse et comme un orgueil sans mots. – Pas un homme dans la rue qui ne pensait à cela. »

La rue Cassini, depuis, n’a certes pas autant changé que le ciel de Paris, mais elle aura donné à Henri Fournier une de ses émotions profondes qui le caractérisent, une de ces « émotions sans mots » auxquelles nous devons Le Grand Meaulnes.

 

Nos remerciements vont à M. Bertrand Delanoë, maire de Paris, à M. Christophe Girard, son adjoint, chargé de la culture, à M. Pierre Castagnou, maire du 14e arrondissement de Paris qui nous reçoit aujourd’hui, à M. Benoît Leclercq, directeur général de l’Assistance publique et des Hôpitaux de Paris, qui est propriétaire de l’immeuble sur lequel la plaque est apposée, et à M. Alain Dautriat, auteur de Sur les murs de Paris, guide des plaques commémoratives  qui a été l’initiateur de la présente cérémonie, ainsi qu’au neveu ici présent d’Alain-Fournier, M. Alain Rivière, à tous ceux enfin, présents ou absents, qui viendront tôt ou tard, goûter – la formule est d’Alain-Fournier lui-même – « l’air et la coquetterie de la rue Cassini ».  

 

Christophe GIrard, Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture

 

Discours de Christophe Girard

Adjoint au Maire de Paris chargé de la culture

 

Pour éviter de répéter les propos précédents, Christophe Girard a préféré improviser son allocution, ce qui ne nous permet pas d’en retranscrire exactement les termes.

Il a évoqué sa propre émotion de jeune lecteur du Grand Meaulnes et sa conviction que ce roman est toujours propre à exalter les sentiments les plus purs des adolescents d’aujourd’hui et à les faire réfléchir sur le sens de la vie.

Il a également indiqué qu’une forte amitié l’avait naguère lié à Jean-Gabriel Albicocco, le réalisateur du premier film tourné, il y a quarante ans, sur les lieux mêmes qui avaient inspiré Le Grand Meaulnes.

 

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M. Alain Rivière, Mme Marie-Anne Rivière, et Mme La Générale Anne-Marie Meunier

 

Alain-Fournier vécut au 4 ème étage du 2 Rue Cassini. 
Il y emmenagea le samedi 26 mars 1910, veille de Pâques.

Alain Rivière et Christophe Girard ont ensuite dévoilé la plaque apposée à gauche de la porte d’entrée de l’immeuble.

Nous remercions Alain Dautriat – l’auteur de Sur les murs de Paris, Guides des plaques commémoratives-  pour son intervention auprès du cabinet du Maire de Paris

 

 

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Alain-Fournier à Saint-Clar

 

A l’occasion du 90e anniversaire de la bataille de Verdun, l’Office de tourisme de Saint-Clar (Gers) organise une exposition, du 6 au 12 novembre 2006 sur le thème « Des Gascons dans la Grande Guerre ». Le souvenir d’Alain-Fournier y sera évoqué sous le titre « Le premier Verdun, septembre 1914 », avec des objets ayant appartenu aux compagnons d’armes du lieutenant tué le 22 septembre dans le bois de Saint-Remy.

 

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Assia Djebar et la Correspondance Rivière Fournier

 

 

Le 22 juin 2006, Madame Assia Djebar a été reçue à l’Académie française : après qu’elle ait prononcé l’éloge de son prédécesseur, le doyen Georges Vedel, c’est Pierre-Jean Rémy qui lui a répondu : évoquant la formation littéraire au collège de Blida en 1949, et les lectures de jeunesse de cette fille d’instituteur, il raconte :

 

 

« Aussi inattendu que cela puisse nous apparaître, à treize ans, la fille de Bahia et la petite-fille de Yema Hadda, va dévorer la correspondance échangée entre un écrivain français mort aux premiers jours de la guerre de 1914 et celui qui allait devenir son beau-frère, mort onze ans après lui. Je veux parler d’Alain-Fournier et de Jacques Rivière. Avec ce livre fondateur tombé par hasard dans vos mains et dont je ne suis pas sûr que beaucoup d’entre nous l’ait lu, tout un univers s’ouvre alors à vous qui vous deviendra si familier, le monde de Gide, celui de Claudel, celui de Marcel Proust : toute la littérature française de cette première moitié du siècle. »

 

 

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UN NOUVEAU FILM SUR LE GRAND MEAULNES

   

Après la version de Jean-Gabriel Albicocco, en 1967, c'est Jean-Daniel Verhaeghe, le réalisateur talentueux de "La Controverse de Valladolid", l'adaptateur de nombreuses oeuvres littéraires - "Eugénie Grandet", "Bouvard et Pécuchet", et plus récemment "Les Thibault" - qui a entrepris, depuis le 22 septembre 2005, une nouvelle adaptation cinématographique du roman d'Alain-Fournier.

Le flm est sorti  en salle le 4 octobre 2006.

 

A côté d'acteurs chevronnés comme Jean-Pierre Marielle (M. de Galais) et Philippe Torreton (M. Seurel), Jean-Daniel Verhaeghe a fait appel à de jeunes comédiens :

Nicolas Duvauchelle, qui sera Augustin Meaulnes, Jean-Baptiste Maunier, le soliste des "Choristes", qui tiendra le rôle de François Seurel, Malik Zidi (Frantz de Galais), Clémence Poesy, qui incarnera Yvonne de Galais, ainsi qu'Émilie Dequenne et Florence Thomassin.


Jean-Baptiste Maunier (François Seurel) et Philippe Torreton (M. Seurel)          © Etienne George

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Henri Fournier et Augustin Meaulnes à Bourges

 

Il y a trois ans, à l’occasion des Rencontres des maisons d’écrivains à Bourges, qui étaient, cette fois, des rencontres européennes, avec des responsables venus de seize pays d’Europe, j’ai participé à une intéressante visite littéraire de la vieille ville organisée par l’Office de tourisme : devant la cathédrale, devant chaque monument, on s’arrêtait pour écouter des textes de Mérimée ou de Stendhal. J’avais beaucoup apprécié ces lectures, mais je m’étais étonné de ne pas voir citer du tout Alain-Fournier ni Le Grand Meaulnes. La réponse avait été immédiate : “Oh! vous savez, il n’a pas écrit grand chose sur Bourges”. Je vais tenter aujourd’hui de vous donner un point de vue différent ; car je crois que la place de Bourges est loin d’être négligeable dans la vie et l’oeuvre d’Alain-Fournier.

 

Lire la suite de l'article de Michel Baranger

 

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BOURGES-LA-MORTE ?

INTRODUCTION

Quand on évoque Alain-Fournier ou Marguerite Audoux, qu’on essaie de se les représenter dans un contexte géographique ou onirique, ce n’est pas la ville de Bourges qui vient dès l’abord à l’esprit. De ces écrivains l’imaginaire collectif a fait avant tous deux Solognots, unis par un même terroir, une même terre de bruyère odorante et forte, plus forte que l’amour impossible que tous deux ont situé en ces lieux[1].

Est-ce à dire que la cité berruyère soit un lieu de peu d’importance ? Première constatation de surface : si on a l’impression qu’Alain-Fournier n’a laissé de Bourges qu’une trace peu significative dans sa courte vie (son année de philosophie en 1903) et dans l’œuvre maîtresse qu’est Le Grand Meaulnes (la dernière partie du « Cahier de devoir mensuel » qui occupe le XVIe chapitre de la troisième partie) ; sa consoeur, elle, est bien restée neuf ans à l’Hôpital Général, en tant qu’orpheline, de 1868 à 1877, après avoir passé ses cinq premières années à Sancoins. Elle n’en passera que quatre en Sologne, avant de « monter à la capitale », qu’elle fuira de temps à autre, les cinquante-six années qu’il lui reste à vivre, pour des vacances, en général au bord de la mer (mer qui la fascine autant qu’Alain-Fournier).

Bref, tous deux, et en dépit de ce qu’on appelle la réalité, sont des Solognots. Telles sont les lois de la réception : dans Marie-Claire et Le Grand Meaulnes, le paysage solognot s’accorde trop bien au paysage intérieur, à la tragédie intime des personnages pour qu’on les situe ailleurs.

Ce que nous aimerions évidemment montrer maintenant, sans pour autant déraciner nos « Solognots », c’est la relative importance de Bourges, chez l’un et chez l’autre. Dans un premier temps, nous évoquerons Marguerite Audoux, moins connue que l’auteur du Grand Meaulnes, mais ce sera pour mieux montrer ensuite les points de convergence de deux univers finalement très proches. Bourges peut, en effet, se révéler comme le centre de gravité d’une thématique fondamentale chez les deux romanciers...

B-M Garreau

Maître de conférences

Université d’Orléans

(équipe de recherche Littérature et Histoire)

 

Lire la suite de l'article  de B-M Garreau

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Le dévoilement de la plaque en l'honneur d'Alain-Fournier aura lieu le Mardi 21 Novembre 2006 à 10H45 devant le 2 Rue Cassini, Paris 14ème ...

 

 

Bertrand DELANOË
Maire de Paris

Christophe GIRARD

Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture

 

Pierre CASTAGNOU

Maire du 14ème arrondissement

l'Association des Amis de Jacques RIVIERE et d'ALAIN-FOURNIER 

vous prient de bien vouloir assister
au dévoilement d'une plaque en hommage à

ALAIN-FOURNIER
(1886-1914)

apposée sur la façade de l'immeuble 2 rue Cassini à Paris 14ème,
 où il écrivit "Le Grand Meaulnes"

le mardi 21 novembre 2006 à 10 heures 45

Métro : Denfert-Rochereau ou Saint-Jacques - RER : Port Royal

 

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Avant Première

Projection en avant-première du "Grand Meaulnes" de Jean-Daniel Verhaeghe au Max Linder (24, boulevard Poissonnière 75009 Paris ) dimanche 1er octobre 2006.

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« Nançay, pays de mes rêves », Balade littéraire et artistique, le samedi 22 Juillet 2006

 

« Nançay, pays de mes rêves »

Balade littéraire et artistique sur les pas d'Alain-Fournier avec Marie du Berry

Le samedi 22 Juillet 2006

Le samedi 22 juillet 20006

Rendez-vous à 10 h à La Forestière

Syndicat d'initiative des Villages de la la Forêt

à Vignoux sur Barangeon (18500)

23, rue de la République

Tél. 02 48 51 11 41

Courriel : ot-villages-foret@wanadoo.fr

Les personnes intéressées sont invitées à s'inscrire avant le 16 juillet 2006

Le Syndicat d’initiative des Villages de la Forêt revisite le thème du Grand Meaulnes à travers une balade-découverte dont l’originalité est de marier les arts :

Un mariage de la littérature et de la peinture, une première dans ce type de manifestation, qui permettra aux amoureux du Grand Meaulnes de passer une journée exceptionnelle :

Marie du Berry est le guide littéraire de ce voyage sur les pas d’Alain-Fournier :

Pour (re)découvrir le roman dans son cadre géographique et sur les lieux mêmes décrits par l’écrivain au cours d’une promenade qui vous transportera au cœur de l’œuvre

Monique Clavaud est l’artiste-peintre tombée sous le charme d’Alain-Fournier

Elle expose dans nos locaux « Dialogues avec d’Alain-Fournier » (montages photo, écrits, aquarelles sur le monde d’Alain-Fournier)

La balade clôture l’exposition de Monique Clavaud qui se tient du 6 au 24 juillet 2006 dans les deux points d’accueil du SIVF : La Forestière à Vignoux/Barangeon, l’Espace Tourisme à Nançay

Marie du Berry

Par ses promenades et rencontres littéraires, Marie du Berry a révolutionné l’approche culturelle et touristique de notre province.

Bien avant d’être Marie du Berry, Marie Hardy-Calot a toujours partagé son amour des mots. De retour à Blancafort, dans le Pays Fort, pour une vie post-professionnelle, elle reçoit voyageurs et touristes dans sa demeure de La Renardière. Ce premier public de promeneurs littéraires incitera par la suite l’amoureuse du verbe à créer une association « Les Amis de Marie du Berry ».

L’association place l’année 2006 sous le signe des contes et légendes en proposant 6 journées Marie du Berry, ainsi que les traditionnelles « Randonnées du jeudi »

 

Monique Clavaud

Née sous le signe d’une triple passion, incessante quête de la Beauté, écriture, musique, peinture.

« Le grand Meaulnes est entré dans ma vie à 13 ans…mais il a fallu attendre 2004 pour que je le retrouve, et ma passion, mûrie, est devenue plus grande. D’où mon recueil de poèmes (mis en musique et illustrés) « Une Lampe en Plein Jour », d’où une exposition géante à Hornant en 2005. Une foule de visiteurs… un livre d’or enthousiaste… et mon but atteint : faire découvrir ou redécouvrir Alain-Fournier. »

Actuellement, Monique Clavaud expose également à l’école du Grand Meaulnes à Epineuil Le Fleuriel du 1er juillet au 29 août 2006


 

Programme de la journée

10h                  Accueil à La Forestière, à Vignoux / Barangeon

 

L’un des points d’accueil du Syndicat d’initiative tourné vers les portes de la Sologne

Un lieu d’appel pour pénétrer les Villages de la Forêt et le domaine d’Alain-Fournier par le biais du volet biographique de l’exposition

 

            Promenade dans l’œuvre d’Alain-Fournier (partie biographique de l’auteur)

            Promenade dans l’œuvre de Monique Clavaud, artiste-peintre

 

11h15              Départ vers un domaine mystérieux (Trajet en voitures de Vignoux à Nançay)

 

12h30              Déjeuner au Mad Mush à Nançay, composé d’un plat apprécié par Alain-Fournier, le lapin rôti, et de mets 
                          qui mettent notre gastronomie régionale à l’honneur

                                    Terrine et confiture d’oignons maison

                                    Lapin au four à l’ail rôti, pommes sautées

                                    Tarte Tatin maison

 

14h30              Promenade à pied dans le village, sur des lieux chers à l’auteur

Marie du Berry évoquera l’imaginaire du Grand Meaulnes

                                    Mariage des grands-parents Fournier

                                    Boutique de l’oncle Florentin

                                    Boutique du grand-père sabotier

                                    Cimetière : famille Fournier

 

17h30              A l’Espace Tourisme (l’autre point d’accueil du Syndicat d’initiative)

                                    Visite de l’exposition de Monique Clavaud : aquarelles, textes

                                    Visite de la maison dédiée à Alain-Fournier : la scénographie, les citations …

                                    Dégustations de jus de fruits du producteur et de chaussons aux pommes, un goûter qu’Alain-Fournier
                                    n’aurait pas manqué d’apprécier.

 

18h30  Fin de la journée

 

Renseignements pratiques

Président : Jean-Claude Labbé (présent)

Responsable du SIVF : Laurence Sérier (présente)

Agents de développement touristique : Catherine Berger (présente) et Sabrina Billaut

En collaboration avec Marie du Berry (présente)

 

 

 

 

5 rue du Château

18 330  Nançay

Tél : 02 48 51 80 31

Fax : 02 48 51 80 32

Mail : ot-villages-foret@wanadoo.fr

 

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AMITIÉ ET CRÉATION LITTÉRAIRE

Un colloque international à Bourges

les 24 et 25 mars 2006

 

 La participation au colloque, à l’exposition et à la lecture publique est gratuite.

 

L'inscription aux diverses manifestations peut se faire  jusqu'au 10 mars, à l'adresse de la Médiathèque : mediatheque@bourges.fr

 

Toutes les informations sur le site du réseau des Bibliothèques de Bourges

 

En revanche, une inscription préalable est nécessaire pour la promenade littéraire du dimanche.

S’inscrire dès maintenant auprès du secrétaire de l'Association des Amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier : Michel BARANGER. 21, allée Père Julien Dhuit 75020 PARIS.

Courriel : michelbaranger@free.fr

 

   

Programme : Écrire l'amitié autour d'Alain Fournier et Jacques Rivière

Un colloque, une exposition, des lectures et une promenade-littéraire au programme des 24, 25 et 26 mars 2006.

Vendredi 24 mars 2006

Colloque "Amitié et création littéraire".

À 14 heures à l'École nationale supérieure d'art de Bourges.

Colloque du 24 mars
Horaires Description
14h Allocution d'ouverture :
Serge Lepeltier, ancien Ministre, Maire de Bourges, Président de Bourges Plus;
Alain Rivière.
14h30-18h30 Président de Séance: Michel Baranger.
15h Amitiés littéraires célèbres : table ronde.
  • L'amitié de Montaigne et La Boétie par Daniel Ménager.
  • Ducis et Thomas : une amitié exemplaire par Michel Autrand.
15h45 Amitiés romantiques, le siècle de Georg Sand. Conférence de Thierry Bodin.
16h30 Des cénacles symbolistes aux groupes d'amis autour de la NRF : table ronde.
  • De l'amitié littéraire à la sociabilité cénaculaire à l'époque symboliste par Vincent Laisney.
  • Alain Fournier et les amitiés de jeunesse : René Bichet par Sylvie Sauvage.
  • Charles-Louis Philippe et le groupe de Carnetin par David Roe.
  • Marguerite Audoux : amitiés épistolaires et création littéraire par Bernard-Marie Garraud.

Exposition: "Écrire l'amitié autour d'Alain Fournier et Jacques Rivière".

À 19 heures à la Médiathèque.

Exposition
Horaires Description
19h Inauguration de l'exposition.
19h30 Buffet.

Lecture: "Correspondances d'Alain Fournier et de Jacques Rivière".

À 21 heure au Théatre Jacques Cœur.

Lecture
Horaires Description
21h Extraits de correspondance d'Alain Fournier et de Jacques Rivière.
Par Chorège compagnie, direction Jean-Pierre Davernon.

Samedi 25 mars 2006

Colloque

À 9h30 à l'École nationale supérieure d'art de Bourges.

Colloque du 25 mars
Horaires Description
9h30-12h30 Président de Séance: Daniel Anguera.
9h30 Écrire l'amitié : la correspondance entre Henri Fournier et Jacques Rivière.
Conférence de Xavier Martin-Laprade.
10h Les constellations d'amis d'Alain Fournier et de Jacques Rivière : table ronde.
  • L'amitié de Rivière et Fournier devant Gide et Claudel par Paule Bounin.
  • André Lhote, Alain Fournier, Jacques Rivière : un trio d'amis par Agathe Corre-Rivière.
  • L'amitié Fournier par Michel Leplay.
  • La relation épistolaire entre Jacques Rivière et Marcel Proust par Mireille Naturel.
12h Le Grand meaulnes au feu de l'amitié. Conférence de Zbigniew Naliwajek.
14h30-16h30 Président de séance : Robert Tranchida
14h30 Amitiés, affinités littéraires et enjeux de pouvoir autour de la NRF de Jacques Rivière.
Conférence d'Alix Tubman-Mary.
15h Les amis d'Alain Fournier : du baptême du Lycée de Bourges à la Résistance (1937-1941).
Conférence de Jean-Yves Ribault.
15h45 L'amitié : un moteur pour la destination des archives Fournier-Rivière. Table ronde
Alain Rivière, Jean-Yves Ribault, Jean-François Goussard, Élisabeth Dousset.

Dimanche 26 mars 2006

Promenade littéraire : d'Épineuil-le-Fleuriel à la Chapelle d'Angillon

Départ en car à 8 heures sur le parking de la médiathèque.

Promenade littéraire
Horaires Description
8h-17h
  • Départ en car sur le parking de la Médiathèque;
  • Repas à la charge des participants;
  • Retour en gare de Bourges (train pour Paris à 17h35), puis au parking de la Médiathèque.

Toutes les informations sur le site du réseau des Bibliothèques de Bourges

 

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Assemblée générale de l'Association des Amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier le 28 janvier 2006

 

L’ASSOCIATION DES AMIS
DE JACQUES RIVIÈRE ET D'ALAIN-FOURNIER

tiendra son
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE

le samedi 28 janvier 2006 à 16 h 00
à la Maison d’Ananie
20, rue Barbet de Jouy . 75007 PARIS
Métro : Varenne ou Saint-François-Xavier
(Salle au fond de la cour . Tél. 01 44 18 74 30)

ORDRE DU JOUR :
Rapport moral pour l’année 2005
et projets pour 2006.
Rapport financier pour 2005
et budget pour 2006 ; révision des cotisations.
Précisions sur le colloque de Bourges (24-25 mars)
Nouvelles du tournage du film
“Le Grand Meaulnes” par Jean-Daniel Verhaeghe
(peut-être en présence du réalisateur)
Élections au conseil d’administration

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BON POUR POUVOIR
(réservé aux membres de l'Association)
à renvoyer au secrétaire de l’AJRAF : Michel BARANGER
21, allée Père Julien Dhuit 75020 PARIS


Je, soussigné(e) ...........................................................

à jour de ma cotisation pour l’année 2005 (ou 2006)

délègue mes pouvoirs à M .........................................., membre de l'Association

pour me représenter à l’Assemblée générale du 28 janvier 2006.


Signature


Michel BARANGER
21, allée Père Julien Dhuit
75020 PARIS
Tél. : 01 43 66 79 72

 

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Les centenaires du lycée Alain-Fournier de Bourges

 

 

Le lycée Alain-Fournier de Bourges célébrera, les 7 et 8 octobre 2005, les cinquième et deuxième centenaires de son établissement. En effet, c’est en 1505 que fut créé le collège Sainte Marie de la place Cujas à Bourges. Les Jésuites en prirent la direction en 1573, et les beaux bâtiments classiques, qu’occupe aujourd’hui l’Ecole nationale des Beaux-Arts furent construits en 1620 sous la direction du Père Étienne Martellange. En 1803, le Premier Consul décidait la création du lycée de Bourges qui ouvrit ses portes en octobre 1804, comme lycée impérial, avec comme proviseur le grand mathématicien Sigaud de Lafond.

 

On sait que le jeune Henri Fournier, à la suite du grand Condé, de Bourdaloue et de Jules Sandeau, en fut peu de temps l’élève ; alors domicilié à Mennetou-Ratel (Cher), il vint y achever sa scolarité secondaire au début de 1903, après avoir passé avec succès au lycée de Brest la première partie du baccalauréat. Interne peu enthousiaste au lycée durant six mois mois, il passa en juillet 1903, le baccalauréat de philosophie à Bourges, avant de partir pour le lycée Lakanal de Sceaux, afin d’y préparer l’École normale supérieure.

 

Le lycée de Bourges fut l’un des premiers, en 1937, à l’initiative d’Henri Gillet, à recevoir le nom d’Alain-Fournier, mais il fut transféré dans les faubourgs Nord de la ville en 1973. L’intendant de ce lycée, Robert Moreno a dénombré quatorze autres établissements portant le même nom à Alban, Besançon, Bordeaux, Clamart, Freyming-Merlebach, Le Mans, Metz, Mirande, Orléans, Orsay, Paris 11e, Valençay, Vallon-en-Sully et Verdun.

 

Alain-Fournier aura une place particulière dans cette commémoration : exposition, conférences, lectures, etc.

 

Michel Baranger y animera, le 8 octobre à 14 h, une table-ronde sur le thème « Henri Fournier et Augustin Meaulnes à Bourges : la fin de la jeunesse».

 

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4 juin 2005 : croisière sur la Seine sur les pas d’Alain-Fournier et d’Yvonne de Galais

Le centenaire de la "Rencontre du Grand Palais"

 

Les Amis d’Alain-Fournier et de Jacques Rivière", à l’initiative de son secrétaire général Michel Baranger, organise une promenade littéraire qui commémore la rencontre d’Alain-Fournier au Grand-Palais avec celle qui allait devenir Yvonne de Galais. Cette renncontre eut lieu le jeudi de l’Ascension 1er juin 1905, soit il y a cent ans. Il avait alors dix-huit ans et elle dix-neuf. Après l’avoir croisée sur les marches de l’escalier du Grand Palais, en sortant du Salon de la Nationale, il la suivit en silence jusqu’à l’embarcadère du Pont Alexandre III, prit derrière elle le bateau à roues de l’époque, l’accompagnant, sans parler davantage, jusqu’au Pont de la Tournelle et à son domicile du boulevard Saint-Germain. Le dimanche de Pentecôte suivant, il eut l’audace de l’aborder et d’avoir avec elle une « belle, étrange et mystérieuse conversation » au cours d’une promenade, entre l’église Saint-Germain-des-Prés et le Pont des Invalides.

Pour cet événement fondateur dans la vie et l’Œuvre d’Alain-Fournier, une promenade-croisière est organisée le samedi 4 juin 2005, en collaboration avec “les Amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier ” (AJRAF). Nous délaisserons le bateau à roues emprunté par le jeune Fournier et sa Belle, pour le « Batobus » régulier de la RATP - certes, moins romantique ! - qui nous conduira de l’escale « Champs-Elysées » à l’escale « Jardin des Plantes ». Avant cette mini croisière sur la Seine, nous revivrons “la Rencontre” devant le grand escalier du Grand Palais (face au Petit Palais). Puis, après la croisière, nous terminerons par une promenade pédestre qui nous mènera du pont Sully à l’église Saint-Germain-des-Prés (où se déroula la deuxième rencontre, le dimanche de Pentecôte 1905), via le 12 bd, Saint-Germain (où logeait Yvonne de Quiévrecourt) et les quais de Seine. Tout au long de l’après-midi, de nombreuses lectures agrémenteront cette promenade.

RV : 14h30 au Grand Palais, devant l’entrée qui fait face au Petit Palais.

Tarif : 16 € (chèque à libeller à l’ordre de l’AJRAF)

Renseignements et inscription :

LIRE ET PARTIR. 6, rue Raffet 75016 Paris Tél. : 01.40.50.30.95 ou 06.88.73.57.42. Courriel : patrick.maunand@wanadoo.fr

 

Interview de Patrick Maunand sur le site alalettre


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"Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier" un livre de Michel Baranger  chez Christian Pirot (mars 2004).


Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier
Guide de voyage littéraire à travers le département du Cher

Les éditions Christian Pirot à Saint-Cyr sur-Loire vont publier en mars 2004 le livre de Michel Baranger, secrétaire de l’Association des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier et secrétaire-adjoint de la Fédération des maisons d’écrivain et des patrimoines littéraires.

Pour cet ouvrage, conçu comme un guide de voyage littéraire abondamment illustré, l’auteur s’est inspiré d’une phrase d’Alain-Fournier écrivant en 1907 à son ami Jacques Rivière, qu’il venait d’inviter dans la maison de sa grand-mère, à La Chapelle-d’Angillon :
  

 


“Je n’aurais jamais cru que j’aurais osé cette chose énorme : t’amener ici. Je ne sais plus pour qui c’est une immense preuve de confiance : pour toi ou pour mon pays ! Et c’est plus terrible et plus décisif que de te présenter une amante”.

Six années plus tard, Le Grand Meaulnes allait recueillir un succès considérable, qui ne s’est pas démenti : un livre dont quarante-trois chapitres sur quarante-six ont pour cadre et pour source d’inspiration les pays si variés du Cher, du nord au sud du département ; un livre qui est tout entier le récit d’un voyage, itinéraire imaginaire certes, mais profondément enraciné dans la terre du Berry et du Boischaut .

C’est bien à un voyage littéraire que nous conviera ce guide, “à la recherche du sentier perdu” avec Augustin Meaulnes et François Seurel. Il nous proposera quatre étapes au long de cette route : de La Chapelle-d’Angillon, le village natal de l’écrivain, en passant par Nançay, le ”pays de son père” et de “l’oncle Florentin”, au coeur de la Sologne, pour parvenir enfin, à l’autre bout du département, jusqu’à l’école d’Épineuil-le-Fleuriel, là où “naquit le personnage du Grand Meaulnes”, sans oublier Bourges et sa cathédrale “énorme et indifférente” à la détresse du héros. Il nous introduira ainsi dans l’univers d’Alain-Fournier à travers de nombreuses citations de son roman et de sa correspondance.

Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier, Guide de voyage littéraire à travers le département du Cher , de Michel Baranger , Editions C.Pirot, Mars 2004
 Prix : 17 EUR.

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Une amitié d’autrefois,
 
Jacques Rivière et Alain-Fournier 
(Editions Gallimard, Collection Folio)

 

Le volume considérable, la richesse et la diversité surprenante des lettres échangées par Jacques Rivière et Henri Fournier à partir de 1905 jusqu’à la mort au front de l’auteur du Grand Meaulnes, ont longtemps tenu une partie de leur public potentiel à l’écart du trésor qu’elles constituent. Pour le mettre à la portée d’un plus grand nombre, pour en permettre au moins un premier accès, un choix s’imposait. Choix nécessaire, mais choix difficile, douloureux même et quasi impossible. Ce choix, Alain Rivière a eu le courage de le faire. Il a su l’effectuer avec la délicatesse, le tact qui est le sien : l’essentiel est préservé avec pour ligne directrice, sous un titre quelque peu mauriacien, la profonde amitié qui a uni les deux jeunes hommes.

Le compromis est en effet remarquablement réussi entre l’ordre chronologique et le regroupement thématique. A quelques détails près, nous pouvons suivre l’évolution, les inquiétudes, les exaltations, le mûrissement progressif de deux jeunes consciences, et, en même temps ordonnés en deux grandes parties autour de la lettre de Jacques du 25 Août 1907 qui est une réflexion sur leur correspondance, les thèmes successifs du lycée, de l’Angleterre, des vacances, de l’art, de la lecture de Claudel, puis de Gide, avant de trouver dans la seconde partie ceux du service militaire, de la religion et de Péguy. Tous ces thèmes trouvent ainsi comme naturellement leur place et construisent une table des matières d’une parfaite clarté.

A peine s’étonne-t-on de voir rejetés en appendice les échanges concernant le roman d’Henri et les femmes qu’il a aimées, car l’amitié est loin d’être absente de ces pages même. Mais leur intégration chronologique eut évidemment posé quelques problèmes. C’est la clarté, le souci du lecteur qui ont prévalu. On pourrait dire que l’itinéraire spirituel d’Henri paraît avantagé par rapport à celui de Jacques, mais n’est ce pas là ce que montre aussi leur correspondance dans sa totalité ? Si le chemin de Jacques reste plus incertain, n’oublions pas qu’il va survivre près de dix ans à son beau-frère, qu’il aura ainsi un peu plus de temps pour continuer à se chercher : nous le montrera t-on aussi un jour ?

Dans l’immédiat, la lecture de ces pages denses, si chargées de l’humanité la plus actuelle, apportera le plaisir de retrouver leur saveur essentielle, et d’inciter ensuite à découvrir ou redécouvrir dans son intégralité le monument unique constitué par cette correspondance

Michel Autrand

 

N.B L’édition intégrale de la Correspondance est, bien entendu, toujours disponible en deux volumes ( plus de 1400 pages) dans la collection blanche de Gallimard, publiée en 1991 par les soins de Pierre de Gaulmyn et d’Alain Rivière.

 

Quatrième de couverture


Ce sont deux jeunes gens qui viennent de leur province. L'un est du Berry, c'est Henri Fournier qui signera en 1913. du pseudonyme d'Alain-Fournier, son premier roman Le Grand Meaulnes, un livre aujourd'hui devenu un mythe. L'autre est Jacques Rivière. Il vient de la Gironde et deviendra le directeur de la prestigieuse Nouvelle Revue française, fondée par André Gide, à laquelle il sacrifiera son aeuvre personnelle
Ils ont dix-sept ans en 1903
Leur amitié est née d'une lecture du poète Henri de Régnier qui a porté au comble un commun amour de la littérature et de l'art. Ils délaisseront vite leurs études pour courir les librairies, les musées, les salles de concerts et les rues de Paris, " cœur du monde "
Leur correspondance est un tableau vivant de leur histoire personnelle et de celle du monde qui les entoure de richesses foisonnantes dont leur époque déborde
Les lettres sont groupées par thèmes qui évoquent les grands moments de leur amitié : les livres, l'Angleterre. Gide, les vacances, la guerre... où Alain-Fournier trouva la mort le 22 septembre 1914 à l'âge de vingt-huit ans

 

 

Les 100 du Siècle

Le Monde et la Fnac ont lancé au printemps 1999, un jeu qui proposait aux participants de choisir dans une liste de deux cents titres, les cent livres, disques et films qui ont, selon eux, marqué le XXème siècle. Près de 6000 personnes ont participé à ce concours.
Le journal le Monde a publié ce classement le 15 octobre 1999. Le Grand Meaulnes est classé neuvième sur la liste des 100 livres du Siècle. Voici les dix premiers de ce classement :

1) Albert Camus : L'Etranger ( Gallimard Folio)

2) Marcel Proust : A la Recherche du temps perdu (Gallimard Folio)

3) Franz Kafka : Le Procès ( Gallimard Folio)

4) Antoine de Saint-Exupéry : Le Petit Prince (Gallimard Folio)

5) André Malraux : La Condition Humaine (Gallimard Folio)

6) Louis Ferdinand Celine : Voyage au Bout de La Nuit (Gallimard Folio)

7) John Steinbeck : Les Raisins de la colère (Gallimard Folio)

8) Ernest Hemingway : Pour qui sonne le glas (Gallimard Folio)

9) Alain-Fournier : Le Grand Meaulnes ( LGF, Livre de Poche)

10) Boris Vian : L'Ecume des Jours ( LGF, Livre de Poche)

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Le Petit Prince, Le Vieil Homme et la mer et le Grand Meaulnes, et l'Etranger : livres du Siècle

 

Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, Le Vieil Homme et la mer d'Ernest Hemingway, le Grand Meaulnes d'Alain-Fournier, et l’Etranger d'Albert Camus sont les 4 romans qui arrivent en tête à la question : Quel est pour le livre du Siècle ?*

 

* Selon un sondage réalisé par CSA pour Le Parisien-Aujourd’hui et la Cinquième, les 26 et 27 novembre 1999 auprès d’un échantillon représentatif de 1016 personnes. Dépêche AFP

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L'Institut International Charles Perrault a décerné le Prix de la Critique 2004 à Sylvie Sauvage pour son livre Imaginaire et lecture chez Alain-Fournier

Imaginaire et lecture chez Alain-Fournier  , le livre que Sylvie Sauvage a publié aux Editions PIE, Peter Lang (préface de Michel Autrand) a obtenu le Prix de la Critique 2004, décerné par l'Institut International Charles Perrault : une belle victoire pour Sylvie Sauvage et l'oeuvre d'Alain-Fournier. 

Ce livre est disponible sur le site de l'éditeur : www.peterlang.net 

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Prix Alain-Fournier par Anne-Marie Garat

 

Anne-Marie Garat, présidente du jury 2004, a elle-même été lauréate du Prix Alain-Fournier en 1991 pour son roman Chambre noire  (Flammarion, 1990).

 

Le Prix Alain-Fournier 2004 a été décerné au roman de Jean-Louis Serrano, Le monde m'était promis, Roman de guerre, d'une saisissante actualité, qui décrit les convulsions d'une paix illusoire dans un pays d'Europe centrale, où les "forces d'interposition" onusiennes sont venues soulager une population hébétée de malheur.

 

En célébrant bravoure, force, loyauté, sacrifice, et dépassement de soi, longtemps littérature et guerre se sont accordées pour dire que l'ivresse des combats et la stratégie intelligente, la ruse, la prouesse, la victoire étaient les signes d'élection d'une humanité héroïque … Nombre de livres et de films glorifient encore la jouissance à grand spectacle dans l'inflation d'un réalisme de reconstitution, héroïsant quelques revenants de guerre, ramenant du combat un supplément d'âme dans leur paquetage… En quelque sorte, quand elle n'est pas jolie, la guerre est bonne pédagogue…

 

Pourtant, le réalisme du XIXe siècle, et surtout, les lettres des tranchées, les romans nés de la Grande Guerre, ceux de Barbusse, Dorgelès, ou Céline, ont radicalement renversé ce point de vue et cette perspective épiques. Le XXe siècle, celui de la Grande Guerre et de l’autre, celui des camps et d'Hiroshima a porté l'épouvante à l'incandescence du visible, du dicible. C'est qu'alors la guerre ne détruit pas seulement l'homme, ne désintègre pas seulement le corps, et la conscience ; elle décompose la réalité. Elle n'apporte aucune connaissance de plus, ne forme ni ne grandit. Pédagogue de rien, du rien, elle n'enseigne que le néant, et l'absurdité de la condition humaine. La déchéance et la désorganisation des apparences, la monotonie de sa propre horreur, répétitive et vaine, naufrage toute communauté humaine. L'innommable disqualifie le langage, le met au défi d'en décrire la réalité: le témoignage, l'écriture n'accèdent plus au mot, parce que plus aucun n'est valide, sinon dans cette formule de Conrad, l'horreur, l'horreur, inscrite au Cœur des ténèbres. Cette limite suppose qu'alors le lecteur travaille, qu'il accomplisse le reste du trajet, qu'il aille chercher en lui-même, en son humanité, et je dirai en son imagination (c'est-à-dire sa faculté de penser ce dont il n'a pas fait l'expérience lui-même), pour que cela lui devienne intelligible.

 

Jean-Louis Serrano nous fait entendre dans son roman les voix alternées de trois personnages. Deux n'ont pas de nom : la femme, l'homme. L'autre a un nom, Willy, un médecin militaire onusien venu "s'interposer" pour assurer la paix.

 

L'homme et la femme, voisins paysans autrefois pacifiques, sont devenus ce couple infernal scellé par les exactions guerrières du massacreur et de la massacrée. La violant, il lui a fait un enfant, famille damnée des violences. L'un pour l'autre ils sont réduits à cette animalité abjecte du rat et du cochon. Leur chronique est l'inventaire, proprement interminable, des souffrances physiques (qui se soignent), mais surtout de la maladie incurable, mortelle de la pensée, du cœur et de l'âme. Pourtant c'est la voix du tiers pacifiste venu s'interposer, se poser entre l'horreur et l'horreur, entre le rat et le cochon, qui fracture le récit, comme un coin enfoncé dans leur désespoir et leur haine. Le bon docteur croit qu'il n'y est pour rien, qu'il n'est pas de cette humanité de désastre.

 

Propre sur lui, le jeune soldat se désole du spectacle, en écrit des lettres touchantes à sa maman : je pensais que les casques bleus étaient les anges du Bien:.. Le roman fait le procès implacable de ce personnage moderne du secouriste rédempteur : avec sa trousse et ses bonnes intentions, il ne fait que rajouter au malheur et repart, lesté de sa bonne conscience, ayant découvert que le monde est méchant… Il croit qu'il apporte la bonté, la démocratie, la morale, la charité, la compassion, la civilisation, à ces gens dont la guerre a fait de la sous-humanité. Il est plein de bons sentiments, et sa bonne âme sensible de samaritain, incarne l'horreur de l'innocence. De l'ignorance. Son impuissance criminelle. Son constat sentimental l'exonère de toute responsabilité, philosophique et politique. Il rentre chez lui se mettre à l'abri de ses démons, se laver du mal entrevu dans sa nostalgie enfantine du paradis perdu. S'évitant ainsi de jamais grandir, d'affronter l'existence du mal, de le penser. Si bien que, paradoxalement, ceux que la souffrance à défigurés, l'homme, la femme, conquièrent contre lui, en dépit de lui, leur humanité, encore capables de souffrir, de donner, d'espérer.

 

Par ce terrible roman, Jean-Louis Serrano fait le procès de cette illusion que le monde nous est promis, comme l'indique le titre, par dérision. Il rappelle que notre condition d'homme n'est pas une promesse; qu'elle est à construire et à inventer, les yeux ouverts. Que renoncer à penser l'horreur, à faire l'économie de ce travail, c'est s'y résigner, c'est y consentir. C'est pourquoi, en dénonçant la faiblesse des bons sentiments face à la barbarie, Jean-Louis Serrano honore par son roman la mémoire d'Alain Fournier, écrivain mort au combat dans l'horreur de l’été 14, parmi ces millions de jeunes gens qui portaient l'héritage de leur humanité, à qui la guerre a confisqué le temps d'en inventer l'usage.

 

 Le Monde m’était promis de Jean-Louis Serrano

Ed. de L’Aube, 2003 . Coll. Regards croisés. 224 pages, 145 X 220 mm. 18 €

 Jean-Louis Serrano, né en Algérie en 1946, est directeur commercial d’une entreprise de bâtiment en région parisienne. Il a déjà publié Les Chiens des collines, Denoël, 1998, et Immigrés en Val d’Oise, le chemin des hommes, Éditions du Valhermeil, 2001.  

 


Le Prix Alain-Fournier, fondé en 1986 par le Lion's Club du Berry, est remis chaque année
 par la Ville de Saint-Amand-Montrond, en vue de rendre hommage à l’auteur du « Grand Meaulnes » et de récompenser « un romancier méritant d’être  encouragé dans le déroulement de sa carrière littéraire. » Les romans retenus sont des premiers, seconds ou troisièmes romans, parus dans l’année civile précédente, l’auteur ne devant pas avoir reçu préalablement de distinction de « dimension nationale ». Il est doté d’un chèque de 2300 € (soit environ 15 000 francs), remis officiellement fin mai à l’occasion des Journées du Livre de Saint-Amand-Montrond.

Le Prix Alain-Fournier a la particularité de compter dans son Jury à la fois des « amateurs éclairés » (vingt lecteurs locaux) mais aussi des « lecteurs professionnels », les anciens lauréats étant « membres de droit du Jury ». Neuf anciens lauréats ont ainsi voté pour le prix 2003 : Laurent Ardenne, Alain Delbe, Joël Egloff, Anne-Marie Garat, Xavier Hanotte, Louis Maspero, Amélie Nothomb, Dominique Sigaud, et Adeline Yzac.

Contact : Prix Alain-Fournier, 31 cours Manuel, 18200 Saint-Amand-Montrond.



* 2004  Jean-Louis Serrano  Le monde m'était promis  (L'Aube)
* 2003  Dominique Mainard  Leur histoire  (Joëlle Losfeld)
* 2002  Véronique Olmi  Bord de mer  (Actes Sud)
* 2001  Adeline Yzac  Le Dernier de la Lune  (Le Rouergue)
* 2000  Joël Egloff  Edmond Ganglion & fils  (Le Rocher)
* 1999  Louis Maspero  Une île au bord du désert  (L'Aube)
* 1998  Laurent Ardenne  Le mal de Malifaut  (Le Temps des Cerises)
* 1997  Dominique Sigaud  L'hypothèse du désert  (Gallimard)
* 1996  Xavier Hanotte  Manière noire  (Belfond)
* 1995  Nicolas Kieffer  Peau de lapin  (Seuil)
* 1994  Alain Delbe  Les îles jumelles  (Phébus)
* 1993  Amélie Nothomb  Hygiène de l’assassin  (Albin Michel)
* 1992  Régine Detambel  Le long séjour  (Julliard)
* 1991  Anne-Marie Garat  Chambre noire  (Flammarion)
* 1990  Philippe Delerm  Autumn  (Le Rocher)
* 1989  Luce Tillier  L’ordre troublant des nénuphars  (Kupczyk)
* 1988  Richard Jorif  Le navire Argo  (François Bourin)
* 1987  Jean Lods  Le bleu des vitraux  (Gallimard)
• 1986  Pierre Bergounioux  Ce pas et le suivant  (Gallimard)

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Alain-Fournier au Marché du Berry , Place Saint-Sulpice à Paris

George Sand et Alain-Fournier seront les invités d'honneur du Marché du Berry, organisé pour la troisième fois à Paris, sur la place Saint-Sulpice du 14 au 16 mai 2004.
Michel Baranger y présentera et y dédicacera son guide de voyage littéraire "Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier", le 15 mai 2004 à 18 h.

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 Une nouvelle promenade litteraire est organisée le  samedi 3 avril 2004  sur Alain-Fournier à Paris

(RV à 10h devant le 196, rue de la Roquette - métro Père Lachaise)

pour plus d'informations 

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Ecrivains combattants de la Grande Guerre

Plusieurs auteurs, dont Eric Gillot, publient  Ecrivains combattants de la Grande Guerre (Editions Giovanangeli et le Ministère de la Défense ) qu’ils présenteront au salon du livre de Mars 2004. C'est un travail collectif, chaque auteur ayant une très bonne connaissance de l'écrivain traité ( Péguy, Alain-Fournier, Duhamel, Genevoix, Louis Pergaud, Apollinaire, Céline...). Le thème de cet ouvrage est l'engagement dans la Grande Guerre d'écrivains emblématiques.

Dans ce livre, Eric Gillot évoque Alain-Fournier. Il avait participé en juin 1992 à un voyage à Saint-Remy la Calonne (Meuse) organisé par l'Association des amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier,  puis en novembre de la même année à la réinhumation du corps d’Alain-Fournier. 

Eric Gillot s’est également appuyé sur une étude de Michel Baranger , publiée dans le bulletin de l'Association des amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier en 1998 .

 

 

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Communiqué du président de l'Association des amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier au sujet de l'utilisation abusive du nom d'Alain-Fournier  pour désigner le musée installé dans le château de Béthune à La Chapelle-d'Angillon. 

janvier 2004


Le président de l'Association des amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier a écrit récemment à M. Jean d'Ogny, propriétaire du château de Béthune à La Chapelle-d'Angillon, afin de protester contre l'utilisation abusive du nom d'Alain-Fournier pour désigner le musée installé dans le château.
Copie de cette lettre a été adressée à MM. les présidents du Conseil régional du Centre et du Conseil général du Cher et à M. le Maire de La Chapelle-d'Angillon. On trouvera ci-dessous le texte de cette lettre.

 


Monsieur,

Au cours de la récente assemblée générale de l’Association des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier, nous avons évoqué le problème que nous pose le “Musée Alain-Fournier” installé dans votre château de La Chapelle-d’Angillon. Nous ne songeons évidemment pas à contester votre droit à ouvrir à la visite l’antique demeure des princes de Boisbelle, remarquable monument historique et étape de la Route Jacques Cœur : nous vous en félicitons au contraire.

Ce que nous déplorons en revanche, en tant qu’association gardienne de la mémoire des deux écrivains, c’est le nom que vous lui avez donné, sans aucune autorisation de leur héritier, nom qui figure cependant sur un très large panneau implanté à l’entrée du château. Ce nom nous paraît usurpé. En effet, il est à peu près certain qu’Alain-Fournier n’a jamais franchi le seuil de votre château, se contentant de le regarder en arrivant de Bourges par le train ou en se promenant au bord de la Petite Sauldre. De plus ce prétendu Musée n’abrite en fait que les restes d’une petite exposition qui date de 1986 et n’avait jamais eu vocation à se transformer en musée. Les photos exposées sont de simples reproductions de cartes postales, d’illustrations du Grand Meaulnes ou d’affiches du film d’Albicocco, qui constituaient à l’époque une intéressante évocation mais n’avaient aucune réelle valeur historique, littéraire ou artistique.

Un musée véritable est constitué de collections authentiques témoignant de la vie et de l’oeuvre de l’écrivain ou de l’artiste auquel il est consacré. Tout musée a deux composantes : les documents qui y sont conservés et qui doivent être dûment authentifiés et l’animation qui doit donner lieu à des visites guidées par des professionnels, à des expositions temporaires renouvelées, à des rencontres, colloques ou conférences.

Or, depuis dix-huit ans, cette exposition, reléguée dans une tour du château n’a pas été réellement entretenue. Elle se trouve aujourd’hui dans un grand état de délabrement. Nous recevons fréquemment des lettres de visiteurs déçus, voire scandalisés qui, attirés par la publicité qui est faite dans de nombreux guides touristiques, s’imaginent que notre association cautionne ce musée et est donc responsable de cet état de choses. Sans parler bien sûr des positions politiques qu’il vous arrive d’afficher au cours des visites, et qui n’ont aucun rapport avec Alain-Fournier.

Aussi, nous vous demandons de façon officielle de changer la dénomination de votre musée, d’en ôter le nom d’Alain-Fournier, sur lequel vous n’avez aucun droit, même si vous souhaitez maintenir, à titre privé, dans une salle du château une évocation de l’écrivain natif du village.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

Michel AUTRAND

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Le sacré et le laïc chez Alain-Fournier

Patrick Antoniol, vient de publier, sous ce titre, la thèse fort originale qu’il avait soutenue à l’Université de Lille III, le 20 octobre 2001, soutenance dont Guy Grenet avait rendu compte dans le n° 101 du Bulletin des amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier.

Cet ouvrage de 478 pages peut être commandé directement à son auteur, en joignant un chèque de 45,50 €   à l’ordre de :

M. Patrick ANTONIOL  64, route de Maroilles 59244 GRAND FAYT.  

Courriel : Patju2@aol.com

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Nouvelle édition du CDROM Alain-Fournier "Le Grand Meaulnes" 

Pour découvrir ce CD-Rom et le commander :

CDROM sur Alain-Fournier : les sentiers de l'enfance perdue

 

Description Référence

Prix

Alain Fournier réf-2/2002

19 € pour les enseignants et les scolaires

29 € prix public

ajouter 5 € pour les frais d'envoi

Pour commander ce produit, 

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Imaginaire et lecture chez Alain-Fournier de Sylvie Sauvage

 Sylvie Sauvage publie Imaginaire et lecture chez Alain-Fournier  aux Editions PIE, Peter Lang (préface de Michel Autrand) ; un travail passionnant dans lequel elle étudie l'influence des lectures de jeunesse dans la vie et l’œuvre de l’auteur du Grand Meaulnes.

 Comme elle l’écrit  dans l’introduction de son ouvrage «  Alain-Fournier qui sut lire « dès l’âge de trois ans » offre un exemple remarquable de cette importance des premières lectures dans la naissance du désir créateur. Jacques Rivière l’affirmait d’ailleurs dans une conférence qu’il consacra à son beau-frère en 1918 :

On ne saurait, je crois, souligner avec assez de force l’importance qu’ont eue ses lectures d’enfance sur la vocation d’Alain-Fournier . Il ne les a jamais désavouées, reniées, et je me souviens même que plus tard il essayait de m’en faire comprendre le prix.

Au début de leur amitié, Fournier écrivit à Rivière à propos des livres dévorés dans l’enfance avec Isabelle :

Pour ce qui est livres de prix, Dieu sait la place qu’ont tenue dans ma vie et dans celle de ma sœur ces caisses de livres d’or et de carton qui arrivaient tous les ans en juillet. Mes parents sont instituteurs. »

C’est cette place tenue par les lectures de jeunesse dans la vie et l’œuvre de l’auteur du Grand Meaulnes, que Sylvie Sauvage explore avec une passion communicative. 

  

Quatrième de Couverture

On aurait pu croire que tout avait été dit à propos du Grand Meaulnes et de son auteur. Mais il restait beaucoup à découvrir en s’interrogeant sur la place des lectures dans la vie d’Alain-Fournier et sur leur importance pour son œuvre. Cette exploration de l’imaginaire de l’écrivain, depuis ses lectures d’enfance jusqu’à la rédaction de son livre, éclaire les liens complexes tissés entre mémoire, imagination et création littéraire. Elle met en lumière les racines profondes du Grand Meaulnes et la continuité, dès son plus jeune âge, du cheminement du romancier vers l’écriture.

 Remonter ainsi jusqu’au point de naissance d’une vocation n’ouvre pas seulement une nouvelle perspective de lecture du Grand Meaulnes , roman d’aventures, certes, mais aussi fruit d‘une réflexion subtile sur les rapports existant entre littérature et vie : semblable exploration révèle également un nouveau visage d’Alain-Fournier.

 Issu de recherches universitaires , cet ouvrage s’adresse cependant à un large public, à tous ceux qui s’intéressent à Alain-Fournier, à la création littéraire ou qui, simplement, ont le goût des livres.

 « Telle une source qui se rouvre, voici l’ouvrage de Sylvie Sauvage. Explorer  comme elle fait les lectures d’Alain-Fournier enfant, adolescent et adulte (…), c’est pénétrer l’imaginaire du romancier comme personne ne l’avait jusqu’ici aussi précisément tenté. »

Michel Autrand

Professeur de littérature française à la Sorbonne Paris –IV

 

Sylvie Sauvage

Après avoir soutenu sa thèse de doctorat sur Alain-Fournier à l'Université  Paris –IV  Sorbonne, fin 2000, Sylvie Sauvage enseigne les lettres et dirige des stages Littérature et Cinéma  à Paris. Elle est l'auteur d'un recueil de poèmes, Petit Voyage dans un monde ancien - Prix de la Crypte 1997.

Pour plus d'informations sur ce livre  : contactez l'éditeur :

E-mail : pie@peterlang.com

 

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Le Manuscrit du Grand Meaulnes à Bourges

M. Alain Rivière , fils de Jacques Rivière et neveu d'Alain-Fournier, a fait don à la ville de Bourges de l'inestimable fonds littéraire, qu'il détenait à Viroflay depuis la mort de sa mère, et qui comprend, outre les manuscrits du Grand Meaulnes et des autres œuvres inachevées d'Alain-Fournier, les nombreux écrits de Jacques Rivière, et les multiples correspondances que ces deux auteurs ont entretenues entre eux de 1904 à 1914, ainsi qu'avec les plus grands écrivains de leur époque.

La convention de donation de ce fonds a été signée à l'Hôte de Ville de Bourges , le 21 décembre 2000. Le fonds sera transféré à la bibliothèque municipale de Bourges ( 8 Place des Quatre piliers) le 29 janvier 2001. Un bibliothécaire a été recruté par la Ville de Bourges et préposé spécialement à la conservation et à la mise en valeur du fonds : il s'agit de Robert Tranchida , qui était jusqu'à l'été dernier, bibliothécaire de la Maison de Balzac à Paris : il est en même temps secrétaire   de la fédération des maisons d'écrivain & patrimoines littéraires ( dont le siège est à Bourges) . En raison des opérations nécessaires au transfert , à l'inventaire , au classement et à la numérisation des manuscrits et documents, la libre consultation du fonds ne sera possible que d'ici plusieurs mois.

Une convention de coopération entre la bibliothèque municipale de Bourges et l'Association des Amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier sera prochainement signée : elle permettra de mieux conjuguer les efforts de promotion et de mise en valeur de ces deux écrivains.

Paris le 2 janvier 2001

Michel Baranger
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