Les derniers ouvrages parus sur Alain-Fournier
 et  Le Grand Meaulnes 

 

 

"Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier" un livre de Michel Baranger

 

Une amitié d’autrefois,  Jacques Rivière et Alain-Fournier 


Imaginaire et lecture chez Alain-Fournier de Sylvie Sauvage 

 

Alain-Fournier et Yvonne de Quiévrecourt, Fécondité d'un renoncement
 de 
Michèle Maitron-Jodogne

 

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"Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier" un livre de Michel Baranger  chez Christian Pirot (mars 2004).


Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier
Guide de voyage littéraire à travers le département du Cher

Les éditions Christian Pirot à Saint-Cyr sur-Loire vont publier en mars 2004 le livre de Michel Baranger, secrétaire de l’Association des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier et secrétaire-adjoint de la Fédération des maisons d’écrivain et des patrimoines littéraires.

Pour cet ouvrage, conçu comme un guide de voyage littéraire abondamment illustré, l’auteur s’est inspiré d’une phrase d’Alain-Fournier écrivant en 1907 à son ami Jacques Rivière, qu’il venait d’inviter dans la maison de sa grand-mère, à La Chapelle-d’Angillon :
  

 


“Je n’aurais jamais cru que j’aurais osé cette chose énorme : t’amener ici. Je ne sais plus pour qui c’est une immense preuve de confiance : pour toi ou pour mon pays ! Et c’est plus terrible et plus décisif que de te présenter une amante”.

Six années plus tard, Le Grand Meaulnes allait recueillir un succès considérable, qui ne s’est pas démenti : un livre dont quarante-trois chapitres sur quarante-six ont pour cadre et pour source d’inspiration les pays si variés du Cher, du nord au sud du département ; un livre qui est tout entier le récit d’un voyage, itinéraire imaginaire certes, mais profondément enraciné dans la terre du Berry et du Boischaut .

C’est bien à un voyage littéraire que nous conviera ce guide, “à la recherche du sentier perdu” avec Augustin Meaulnes et François Seurel. Il nous proposera quatre étapes au long de cette route : de La Chapelle-d’Angillon, le village natal de l’écrivain, en passant par Nançay, le ”pays de son père” et de “l’oncle Florentin”, au coeur de la Sologne, pour parvenir enfin, à l’autre bout du département, jusqu’à l’école d’Épineuil-le-Fleuriel, là où “naquit le personnage du Grand Meaulnes”, sans oublier Bourges et sa cathédrale “énorme et indifférente” à la détresse du héros. Il nous introduira ainsi dans l’univers d’Alain-Fournier à travers de nombreuses citations de son roman et de sa correspondance.

Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier, Guide de voyage littéraire à travers le département du Cher , de Michel Baranger , Editions C.Pirot, Mars 2004
 Prix : 17 EUR.

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 Une amitié d’autrefois,
 
Jacques Rivière et Alain-Fournier 
(Editions Gallimard, Collection Folio)

 

Le volume considérable, la richesse et la diversité surprenante des lettres échangées par Jacques Rivière et Henri Fournier à partir de 1905 jusqu’à la mort au front de l’auteur du Grand Meaulnes, ont longtemps tenu une partie de leur public potentiel à l’écart du trésor qu’elles constituent. Pour le mettre à la portée d’un plus grand nombre, pour en permettre au moins un premier accès, un choix s’imposait. Choix nécessaire, mais choix difficile, douloureux même et quasi impossible. Ce choix, Alain Rivière a eu le courage de le faire. Il a su l’effectuer avec la délicatesse, le tact qui est le sien : l’essentiel est préservé avec pour ligne directrice, sous un titre quelque peu mauriacien, la profonde amitié qui a uni les deux jeunes hommes.

Le compromis est en effet remarquablement réussi entre l’ordre chronologique et le regroupement thématique. A quelques détails près, nous pouvons suivre l’évolution, les inquiétudes, les exaltations, le mûrissement progressif de deux jeunes consciences, et, en même temps ordonnés en deux grandes parties autour de la lettre de Jacques du 25 Août 1907 qui est une réflexion sur leur correspondance, les thèmes successifs du lycée, de l’Angleterre, des vacances, de l’art, de la lecture de Claudel, puis de Gide, avant de trouver dans la seconde partie ceux du service militaire, de la religion et de Péguy. Tous ces thèmes trouvent ainsi comme naturellement leur place et construisent une table des matières d’une parfaite clarté.

A peine s’étonne-t-on de voir rejetés en appendice les échanges concernant le roman d’Henri et les femmes qu’il a aimées, car l’amitié est loin d’être absente de ces pages même. Mais leur intégration chronologique eut évidemment posé quelques problèmes. C’est la clarté, le souci du lecteur qui ont prévalu. On pourrait dire que l’itinéraire spirituel d’Henri paraît avantagé par rapport à celui de Jacques, mais n’est ce pas là ce que montre aussi leur correspondance dans sa totalité ? Si le chemin de Jacques reste plus incertain, n’oublions pas qu’il va survivre près de dix ans à son beau-frère, qu’il aura ainsi un peu plus de temps pour continuer à se chercher : nous le montrera t-on aussi un jour ?

Dans l’immédiat, la lecture de ces pages denses, si chargées de l’humanité la plus actuelle, apportera le plaisir de retrouver leur saveur essentielle, et d’inciter ensuite à découvrir ou redécouvrir dans son intégralité le monument unique constitué par cette correspondance

Michel Autrand

 

N.B L’édition intégrale de la Correspondance est, bien entendu, toujours disponible en deux volumes ( plus de 1400 pages) dans la collection blanche de Gallimard, publiée en 1991 par les soins de Pierre de Gaulmyn et d’Alain Rivière.

 

Quatrième de couverture


Ce sont deux jeunes gens qui viennent de leur province. L'un est du Berry, c'est Henri Fournier qui signera en 1913. du pseudonyme d'Alain-Fournier, son premier roman Le Grand Meaulnes, un livre aujourd'hui devenu un mythe. L'autre est Jacques Rivière. Il vient de la Gironde et deviendra le directeur de la prestigieuse Nouvelle Revue française, fondée par André Gide, à laquelle il sacrifiera son aeuvre personnelle
Ils ont dix-sept ans en 1903
Leur amitié est née d'une lecture du poète Henri de Régnier qui a porté au comble un commun amour de la littérature et de l'art. Ils délaisseront vite leurs études pour courir les librairies, les musées, les salles de concerts et les rues de Paris, " cœur du monde "
Leur correspondance est un tableau vivant de leur histoire personnelle et de celle du monde qui les entoure de richesses foisonnantes dont leur époque déborde
Les lettres sont groupées par thèmes qui évoquent les grands moments de leur amitié : les livres, l'Angleterre. Gide, les vacances, la guerre... où Alain-Fournier trouva la mort le 22 septembre 1914 à l'âge de vingt-huit ans

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Alain-Fournier

par Violaine Massenet

 

                                     

 lu par Michel Baranger

 

 

Était-il utile, était-il même possible d’écrire en 2005, une nouvelle biographie d’Alain-Fournier, et qui plus est, une « grande biographie » ? Il est permis d’en douter. Après la sublime introduction de Jacques Rivière à l’édition de Miracles, en 1924, préface qui est à l’origine de tous les livres ultérieurs, après le poétique album des Images d’Alain-Fournier publié en 1938 par sa soeur Isabelle, après la vibrante incantation d’Henri Gillet, en 1948, après le plaidoyer passionné de la même Isabelle pour défendre, en 1963, la mémoire de son frère qu’elle estimait travestie par les souvenirs de Simone, après surtout la minutieuse biographie de Jean Loize, qui, avant 1968, avait sillonné les « quatre coins du pays » pour recueillir les moindres témoignages des derniers amis et contemporains de l’écrivain, sans parler des multiples articles et ouvrages de son neveu qui, ayant repris l’héritage en 1971, a puissamment favorisé depuis lors les recherches et les thèses les plus perspicaces, notamment celles de Claudie Husson, de Michèle Maitron-Jodogne et de Sylvie Sauvage, y avait-il encore quelque élément inconnu à dévoiler, quelque point de vue original à développer pour les lecteurs d’aujourd’hui ? Eh ! bien, oui, Violaine Massenet a eu cette audace, je dirai même cette candeur … amoureuse.

 

Car c’est bien d’amour  qu’il s’agit chez la romancière saintongeaise, pour son beau Lancelot, sur lequel, nouvelle Guenièvre, elle projette son désir littéraire. On avait eu récemment à connaître, avec Un amour de Meaulnes de Denis Langlois, les remembrances aigries d’une « Laurence » presque centenaire sur la brève liaison entre la jeune Mirandaise et le séduisant lieutenant Fournier ; à partir de quelques phrases de lettres et d’un chapitre de « Colombe Blanchet », l’auteur avait imaginé un roman qui, sous le fiel du propos, dissimulait des vestiges de tendresse. Loin de moi, certes, de vouloir comparer l’ouvrage de Violaine Massenet à celui de Denis Langlois, tant ils se situent aux antipodes l’un de l’autre ; car l’auteur de Blanche de Saintonge fait, c’est vrai, preuve d’une bonne connaissance, tout à fait empathique même, des écrits de son nouveau héros et témoigne à son égard d’une allègre et touchante passion.

 

Mais enfin biographie n’est pas plaidoyer, surtout si sur le personnage décrit n’a jamais plané le moindre soupçon : au contraire pourrait-on dire… C’est peut-être cela d’ailleurs qui l’a attirée, et qu’on pourra considérer comme un mérite : décoiffer l’auteur du Grand Meaulnes de l’auréole mystérieuse que lui ont tressée tant de lecteurs nostalgiques depuis près de cent ans, faire revenir Henri sur terre, comme « peut-être un paysan de Marçais qui sait causer». Est-ce pour le signifier qu’elle a choisi pour la couverture de son livre le portrait guère connu dessiné par André Lhote, gros trait cubiste un peu brutal ? Portrait « charnel », souligne-t-elle, qui ne dissimule rien des amours successives et violentes d’un beau jeune homme conquérant. Violaine Massenet s’abrite sans le moindre scrupule derrière l’autorité d’Isabelle Rivière et elle a su obtenir les « encouragements constants » de son fils. Et cependant on peut imaginer que « la sœur bien-aimée » dédicataire du Grand Meaulnes se dresserait aujourd’hui contre une romancière qui adopte assez souvent le point de vue de Simone ? Je n’irai évidemment pas jusqu’à dire qu’elle a fait d’Alain-Fournier « un homme à femmes », mais je crains qu’elle l’ait vu avant tout comme un « homme qui aimait les femmes », pour reprendre le titre du film de François Truffaut – qui avait d’ailleurs fait appel lui aussi à Brigitte Fossey ! Ce n’est certes pas indigne de l’homme qui, loin de « se soucie(r) d’une maîtresse », « cherch(ait) l’amour » ; mais c’est donner une signification pour le moins paradoxale au « Corps de la femme », lu à travers les émois de Jeanne Bruneau et de Pauline Benda.

 

Venons-en à la forme : hélas ! Dès la première page, première coquille : Jean Louis, le découvreur de la fosse commune du Bois de Baint-Remy est prénommé Michel et identifié à son détecteur de métaux ! Et la suite est à l’avenant : Michel Algrain, ancien principal de collège est promu proviseur de lycée, Maurice Genevoix aurait écrit Ceux de 1914, le lieutenant Marien s’appelle Marion et Casimir-Perier, beau-père de Simone était, paraît-il, président du Conseil ; tout cela et même davantage en moins de six pages. La « noix d’honneur » se trouve à la page 232, où Simone, « la nuit du Sacre » invite Henri « à partager l’encens » au lieu de « l’encas » ! Broutilles, diront certains, habitués aux approximations médiatiques d’aujourd’hui, mais broutilles qui témoignent d’une négligence regrettable lorsqu’on traite d’un écrivain aussi précis dans son expression. On sent l’ouvrage rédigé à la hâte, et en tout cas nullement relu. Dommage ! le héros aimé méritait mieux.

 

Sans doute était-il légitime de vouloir, en 2005, désacraliser « le roi du domaine » mystérieux, de réinsérer son rêve dans la réalité de « la dure vie basse ». Mais ce qui me paraît surtout dommageable, c’est que cette pérégrination amoureuse occulte passablement le dur labeur de celui qui se voulait « un ouvrier de son art », comme Lhote en était un du sien. Car si Alain-Fournier, un beau soir de septembre 1910, devait trouver son « chemin de Damas », cela faisait déjà plus de cinq années qu’il s’était mis en quête, presque douloureusement, du « Pays sans nom » ; et il lui en fallut encore deux autres pour se mettre « à écrire simplement, directement … par petits paragraphes serrés et voluptueux, une histoire assez simple qui pourrait être la (s)ienne ». Violaine Massenet eût sans doute gagné à lire la première biographie écrite en 1948 par Henri Gillet, que je citais en commençant : tel était le propos de celui-ci.



[1] Coll. Grandes biographies, Flammarion, 2005, 302 p.

 

février 2006

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Le sacré et le laïc chez Alain-Fournier

Patrick Antoniol, vient de publier, sous ce titre, la thèse fort originale qu’il avait soutenue à l’Université de Lille III, le 20 octobre 2001, soutenance dont Guy Grenet avait rendu compte dans le n° 101 du Bulletin des amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier.

Cet ouvrage de 478 pages peut être commandé directement à son auteur, en joignant un chèque de 45,50 €   à l’ordre de :

M. Patrick ANTONIOL  64, route de Maroilles 59244 GRAND FAYT.  

Courriel : Patju2@aol.com

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Imaginaire et lecture chez Alain-Fournier de Sylvie Sauvage

 Sylvie Sauvage publie Imaginaire et lecture chez Alain-Fournier  aux Editions PIE, Peter Lang (préface de Michel Autrand) ; un travail passionnant dans lequel elle étudie l'influence des lectures de jeunesse dans la vie et l’œuvre de l’auteur du Grand Meaulnes.

 Comme elle l’écrit  dans l’introduction de son ouvrage «  Alain-Fournier qui sut lire « dès l’âge de trois ans » offre un exemple remarquable de cette importance des premières lectures dans la naissance du désir créateur. Jacques Rivière l’affirmait d’ailleurs dans une conférence qu’il consacra à son beau-frère en 1918 :

On ne saurait, je crois, souligner avec assez de force l’importance qu’ont eue ses lectures d’enfance sur la vocation d’Alain-Fournier . Il ne les a jamais désavouées, reniées, et je me souviens même que plus tard il essayait de m’en faire comprendre le prix.

Au début de leur amitié, Fournier écrivit à Rivière à propos des livres dévorés dans l’enfance avec Isabelle :

Pour ce qui est livres de prix, Dieu sait la place qu’ont tenue dans ma vie et dans celle de ma sœur ces caisses de livres d’or et de carton qui arrivaient tous les ans en juillet. Mes parents sont instituteurs. »

C’est cette place tenue par les lectures de jeunesse dans la vie et l’œuvre de l’auteur du Grand Meaulnes, que Sylvie Sauvage explore avec une passion communicative. 

  

Quatrième de Couverture

On aurait pu croire que tout avait été dit à propos du Grand Meaulnes et de son auteur. Mais il restait beaucoup à découvrir en s’interrogeant sur la place des lectures dans la vie d’Alain-Fournier et sur leur importance pour son œuvre. Cette exploration de l’imaginaire de l’écrivain, depuis ses lectures d’enfance jusqu’à la rédaction de son livre, éclaire les liens complexes tissés entre mémoire, imagination et création littéraire. Elle met en lumière les racines profondes du Grand Meaulnes et la continuité, dès son plus jeune âge, du cheminement du romancier vers l’écriture.

 Remonter ainsi jusqu’au point de naissance d’une vocation n’ouvre pas seulement une nouvelle perspective de lecture du Grand Meaulnes , roman d’aventures, certes, mais aussi fruit d‘une réflexion subtile sur les rapports existant entre littérature et vie : semblable exploration révèle également un nouveau visage d’Alain-Fournier.

 Issu de recherches universitaires , cet ouvrage s’adresse cependant à un large public, à tous ceux qui s’intéressent à Alain-Fournier, à la création littéraire ou qui, simplement, ont le goût des livres.

 « Telle une source qui se rouvre, voici l’ouvrage de Sylvie Sauvage. Explorer  comme elle fait les lectures d’Alain-Fournier enfant, adolescent et adulte (…), c’est pénétrer l’imaginaire du romancier comme personne ne l’avait jusqu’ici aussi précisément tenté. »

Michel Autrand

Professeur de littérature française à la Sorbonne Paris –IV

 

Sylvie Sauvage

Après avoir soutenu sa thèse de doctorat sur Alain-Fournier à l'Université  Paris –IV  Sorbonne, fin 2000, Sylvie Sauvage enseigne les lettres et dirige des stages Littérature et Cinéma  à Paris. Elle est l'auteur d'un recueil de poèmes, Petit Voyage dans un monde ancien - Prix de la Crypte 1997.

Pour plus d'informations sur ce livre  : contactez l'éditeur :

E-mail : pie@peterlang.com

 

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Alain-Fournier et Yvonne de Quiévrecourt, Fécondité d'un renoncement

de  Michèle Maitron-Jodogne

 

Un ouvrage passionnant  sur les relations entre l'auteur du Grand Meaulnes et l'inspiratrice du personnage d'Yvonne de Galais

 

Le Grand Meaulnes d'Alain-Fournier est, à juste titre, très connu. Moins connues sont les sources biographiques de l'écrivain et surtout la figure d'Yvonne de Quiévrecourt, inspiratrice principale du personnage d'Yvonne de Galais. Cet ouvrage apporte des informations nouvelles tant sur la rencontre de juin 1905 à Paris, que sur les retrouvailles de la jeune femme et de l'écrivain, au printemps 1913, à Rochefort-sur-Mer. Il propose surtout une lecture originale de la relation entre les deux jeunes gens : le tourment amoureux vécu par le futur écrivain n'est pas vraiment subi, il est aussi plus ou moins consciencieusement recherché comme ferment de l'inspiration littéraire, et plus largement, comme facteur d'épanouissement et d'accès à une véritable maturité. La fixation sur une figure féminine préservée par la distance permet en effet à Fournier de dépasser sa vision partiellement négative du couple, vision née dans l'enfance et liée à son expérience familiale. Ce cheminement positif s'accomplit principalement par le biais de l'œuvre littéraire. Dans Le Grand Meaulnes, en particulier, les figures paternelle et masculine sont revalorisées et l'image du couple sort renforcée des épreuves subies et affrontées.

 

Fruit des recherches universitaires, cet ouvrage s'adresse néanmoins à un large public. Il intéressera tous les admirateurs du Grand Meaulnes, mais également tous ceux que captivent les mystères de la création littéraire.

 

L'auteur :

Michèle Maitron-Jodogne a fait des études de philosophie à la Sorbonne et des études de Lettres Modernes à l'Université de Lille. Elle a enseigné ces deux matières en France et dans les Ecoles Européennes de Belgique. Elle a soutenu sa thèse de doctorat sur Alain-Fournier, en 1999, à la Sorbonne.

 

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Michèle Maitron-Jodogne

Alain-Fournier et Yvonne de Quiévrecourt

Fécondité d'un renoncement

PIE - Peter Lang Bruxelles

ISBN 90-5201-932-0 br.

216 FF + frais d'envoi

E-mail : pie@peterlang.com

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Page créée le 22 décembre 2005

Page mise à jour le 22 décembre 2005


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